LE SYNDICAT DES MARAIS




Situation actuelle

A la date du 16 juillet 2019, la communauté de commune des Balcons du Dauphiné a délibéré pour la gestion et de l'entretien des cours d'au. Elle est ainsi devenu membre du syndicat à la place des communes.

Le mardi 29 décembre 2020 a eu lieu l'élection du nouveau bureau :
Monsieur Michoud, maire des Avenières Veyrins Thuellin a été élu Président
- Monsieur Cottaz est délégué de la commune de Saint-Sorlin de Morestel


La décision a été prise de dissoudre le syndicat des marais.
La communauté de commune des Balcons du Dauphiné interviendra éventuellement pour l'entretien des cours d'eau de la commune. Ces travaux pourrait être financés par le produit de la taxe GEMAPI (gestion des milieux aquatiques et des inondations).


Historique

Dans le territoire de l’Isle de Crémieu les marais occupent depuis longtemps une place très importante.
Jusqu’au début du XIX eme siècle 7000 hectares de marais, secteurs très humides fréquemment inondés couvraient notre région.
Ils étaient intégrés à l’activité traditionnelle des hommes habitant la région. Ils assuraient un espace de pâture pour le bétail, la fourniture de laîche ou blache* qui étaient fauchée et servait de litière pour les animaux, on y extrayait la tourbe pour le chauffage.
 
Aux XVII eme et XVIII eme siècle les premières tentatives de dessèchement ont lieu.
De 1804 à 1814, suite à un décret signé par Napoléon, les marais de Bourgoin à Morestel sont desséchés. Le résultat est spectaculaire : gain d’espaces cultivables, luttes contre les inondations et les maladies des marécages.
De 1815 à 1903 l’entretien n’étant pas assuré, les acteurs de l’assèchement se retirent.
A la suite de cette faillite on s’organise deux secteurs distincts, celui de Bourgoin et celui de Morestel.
Le syndicat des marais du secteur de Morestel réalise des travaux d’urgence en 1931.
Puis un programme de remise en état global est décidé et pris en charge par le département de l’Isère de 1941 à 1944, pour un coût de 30 millions de francs. Les travaux concernent les quatre bassins versants de la Braille, de la Save, de l’Huert, et de la Bièvre. Ils ont l’objectif de dégager des espaces cultivables et d’éviter les inondations.

Le syndicat des marais actuel a vu le jour le 30 janvier 1946. Il regroupe 15 communes soit 18 460 habitants, des quatre bassins versants de la Braille, de la Save, de l’Huert et de la Bièvre. Il a pour objet d’entretenir les canaux pour permettre l’écoulement des eaux sous le contrôle de la DDAS de l’Isère et de la police de l’eau.
Chaque commune y a deux représentants titulaires.
Lors de l’assemblée générale du 15 mars 2011, l’évolution du syndicat des marais a été évoquée, des questions se posent.
Il n’y a pas de statuts.
Il concerne des communes de quatre communautés de communes.
Quel impact aura sur lui la réforme territoriale ?
Il est de plus en plus urgent de préserver les zones humides pour des raisons environnementales et pour prévenir les inondations..
Ce sont la DDT et le sous-préfet qui devraient piloter son évolution.
Les plans viennent d’être réactualisés, les modifications suite à l’évolution des milieux humides, sont réalisées par un technicien de Lo Parvi.

A St Sorlin , les marais couvrent une superficie de 79 hectares pour une superficie totale de 544 hectares soit 15% du territoire de la commune. Ils se répartissent en deux zones : une sous le village dite «Pré Mérin» (en rouge sur la carte) et l’autre dite «Les Marais» (en jaune sur la carte) autour de la Braille. On compte 19,2 kilomètres de cours d’eau et de canaux, pour la plupart entretenus par le syndicat des marais.

On trouve dans nos marais des roseaux et de la laîche (végétaux vivaces envahissants aux racines puissantes qui contribuent à maintenir les berges)

* laîche ou blache : Il existe un grand nombre d’espèces de carex (50 en France). Ces plantes, ressemblent avec leurs feuilles allongées et leurs épis de fleurs à des graminées mais s’en distinguent par la section triangulaire de leur tige le plus souvent pleine et coupante, et dépourvue de nœuds. Les fleurs mâles, en forme d’épis plus ou moins retombantes, sont situées au-dessus des épis des fleurs femelles.

 
Les délégués au sein du syndicat des marais de notre commune étaient Maurice Cottaz et Jonathan Patricot.
La ressource du syndicat était les taxes prélevées aux propriétaires de la zone et aux communes.Toutes les années, le syndicat effectuait suivant les besoins, des travaux de broyage et de curage des cours d'eau.

 

     

 

 

 

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